5 gros préjugés à casser sur le droit

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Avant-propos

Vous étiez plus de 100 à témoigner (sur Instagram) sur votre quotidien de juriste. Merci ! Comme promis, il est temps de faire un point des idées reçues sur le droit. 

Certains préjugés sur le droit sont tenaces ! Alors, essayons d’en briser quelques-uns ! Bien sûr, il n’est pas question de dénigrer qui que ce soit. Les juristes sont aussi truffés de préjugés. Let’s go !

1- Le droit ce n’est pas du “par cœur”

Oui, le droit demande de maîtriser une masse importante de connaissances, notamment ses grands concepts.

Cependant, le juriste “perroquet” est une légende urbaine, puisqu’il est impossible de connaître toutes les codifications, constamment actualisées.

Le juriste apprend surtout une “méthode”, articulée en 2 grands axes :

  • la recherche de l’information juridique ;
  • le raisonnement juridique. 

2- Le juriste n’est pas omnipotent

“Hey, j’ai mon voisin qui fait du bruit…” “Mon garagiste fait n’importe quoi…” “Tu peux m’aider à divorcer ?”

La plupart des juristes ont déjà entendu ces phrases. C’est bien connu, le juriste maîtrise toutes les règles juridiques du monde.

Le droit comme toutes les disciplines très étendues se divise en spécialités.

Pour un problème aux yeux va-t-on consulter son dentiste ? Eh bien, c’est pareil pour le juriste. Un juriste urbaniste vous sera peu utile pour divorcer. Bien sûr, il pourra vous informer mais n’aura jamais la finesse d’un spécialiste.

3 – Le juriste ne réussit pas toujours par “piston”

On ne va pas vous mentir, avoir un bon “réseau” facilite les choses. Toutefois, ce n’est pas une fatalité et il est tout à fait possible de réussir en droit sans “piston”

On pense tout à la multitude de spécialisations qu’offre le droit. Certaines sont très prisées, parce que rares ou émergentes (exemple : le droit de la protection des données personnelles). Les concours administratifs sont aussi un bon tremplin, puisque les lauréats sont souvent directement affectés. 

Enfin, pas besoin d’être le fils de Bill Gates pour développer son propre réseau. Celui-ci se constitue dès la fac via des engagements associatifs, des rencontres fortuites, etc.

4 – Les études de droit ne servent pas qu’à devenir avocat

Non, le droit ne mène pas QUE à l’avocature. Si le métier d’avocat peut faire fantasmer, notamment au travers des séries TV, il est loin d’être le seul métier juridique.

Juriste d’entreprise ou en collectivité, greffier, magistrat, officier de police, médiateur, notaire, huissier, gestionnaire des risques, traducteur juridique, etc. sont autant de métiers qu’un étudiant en droit peut épouser.

L’avocat est certes un acteur essentiel du rouage juridico-judiciaire. Néanmoins, il n’est pas la fatalité de l’étudiant en droit.

5 – Le juriste n’est pas un improductif 

“Quoi ?! Tu n’as rédigé que 3 paragraphes en 4 heures”. “50 € pour un simple courrier ?!”

Ces remarques sont récurrentes et résultent d’une méconnaissance des métiers juridiques.

Le droit c’est avant tout de la recherche et du raisonnement (cf. préjugé n°1). 

Chaque mot, tournure de phrase ou approche n’est pas sans conséquence pour l’entreprise, le client ou le justiciable. Le droit demande de la précision.

Derrière ces “3 paragraphes”, il y a souvent des heures de recherches. Comme pour l’ingénieur vérifiant tous ses calculs pour ne pas voir son pont s’effondrer, le juriste s’assure que son acte limite soit le plus favorable pour son commentaire.


Voilà des préjugés cassés !

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